FAQ SUR
NOUS ET LE
SAUMON D’ÉLEVAGE

Les techniques actuelles d’élevage et de production alimentaire ne seront pas adéquates pour répondre à la demande mondiale croissante d’aliments frais, d’eau et d’énergie. Un changement majeur dans le système mondial d’approvisionnement alimentaire va s’avérer nécessaire – et l’élevage dans nos océans devra y jouer un rôle important. Nous travaillons activement à respecter les exigences environnementales et à agir de manière socialement responsable.

Pourquoi le saumon d’élevage ?

Le saumon d’élevage de l’Atlantique est un des super aliments de dame nature. Il contient des oméga-3, des protéines, des acides gras essentiels, des antioxydants, des minéraux (zinc, cuivre, fer, manganèse, sélénium) et des vitamines (A, D, E et une gamme de vitamines B), ainsi que du calcium, du phosphore, du potassium et du sodium.

Il a été démontré que la consommation du saumon aide à réduire le risque de maladies cardiaques et de certains cancers. L’Organisation mondiale de la santé et le Guide alimentaire canadien recommandent aux gens d’inclure le saumon dans leur régime sain.

À l’intérieur, nous sommes tous les mêmes. Lorsqu’il s’agit de nutriments, de vitamines, de minéraux et de protéines, le saumon d’élevage de l’Atlantique ne diffère pas du saumon sauvage de l’Atlantique.

Quelle est la taille d’une ferme salmonicole ?

Bien, cela dépend du type de ferme dont il est question. En ce moment, sur la côte Ouest du Canada, nous utilisons des systèmes rectangulaires qui sont à peu près la taille de trois terrains de football. Mais sur la côte Est du Canada, les conditions sont plus propices aux fermes rondes, appelées cercles polaires. L’aire de ces cercles est environ la même que celle d’un système rectangulaire.

Le saumon d’élevage de l’Atlantique est-il bon pour la santé ?

Oui et oui. Le saumon d’élevage de l’Atlantique est délicieux et nutritif, et il constitue une source saine de protéines, d’oméga-3, de minéraux et de vitamines. Il a été démontré que le saumon aide à réduire le risque de maladies cardiovasculaires et de certains types de cancer. Si consommé régulièrement, il peut aussi aider à diminuer le risque de développer le diabète du type 2.

L’élevage du saumon aura-t-il des incidences sur nos pêches locales comme celle du homard, de la crevette ou du poisson de fond ?

Nous ne le croyons pas. En fait, nous espérons que nous pourrons travailler ensemble pour ajouter de la valeur à votre industrie de la pêche et des produits de la mer grâce à l’amélioration des infrastructures et à la recherche et au développement technologique. Dans les mois à venir, nous collaborerons avec des chercheurs locaux, des membres de l’industrie et des associations pour nous assurer que si nous pratiquons l’élevage ici, nous n’engendrerons aucune incidence négative sur les pêches locales.

Où proposez-vous d’installer des fermes salmonicoles ?

En ce moment nous examinons quelques régions, mais nous devons recueillir beaucoup plus d’information avant que nous puissions envisager des endroits précis. Les régions que nous examinons comprennent celles de Guysborough, de Richmond et de la Baie Sainte-Marie.

Est-ce que Cermaq embaucherait localement ?

Absolument. Conformément à notre modèle opérationnel, nos bureaux, usines de transformation, écloseries et employés sont situés près de nos sites d’élevage. Sur la côte Ouest, nous employons entre 250 et 300 personnes, dont la grande majorité sont membres de la population locale.

Qu’est-ce qu’il y a dans les granulés que vous utilisez pour nourrir vos poissons ?

Afin que nos poissons soient heureux et sains et grandissent à un rythme prévisible, nous procurons nos granulés auprès de fournisseurs responsables comme Skretting et EWOS. Les deux entreprises utilisent des ingrédients alimentaires provenant de sources durables, et la traçabilité de leurs produits est excellente.

Le saumon de l’Atlantique est omnivore, et il mange presque tout se qui se trouve dans son environnement : zooplancton, matières végétales, insectes, petits poissons, krill et crevettes. Ainsi, les granulés que nos saumons mangent contiennent des ingrédients à base de plante (environ 70 %) et des ingrédients d’origine animale (environ 30 %) pour reproduire ce régime, c’est-à-dire pour imiter ce qu’ils mangeraient dans la nature.

L’huile de poisson que l’on trouve dans les granulés provient de parties de poissons ou de captures de la pêche industrielle (poissons qui ne sont pas destinés à la consommation humaine). L’huile de poisson a une teneur élevée en acides gras oméga-3 AEP et DHA. La farine de poisson provient de têtes de poisson et d’autres parties qui ne sont pas consommées par les humains, mais qui contiennent des protéines et des minéraux. Le concentré de protéines de poisson est fait à partir de restes de la pêche destinée à la consommation. Il est important de noter que les granulés ne contiennent pas de farine ou d’huile de saumon.

Les ingrédients végétaux dans la nourriture pour poissons sont dérivés de plantes tels le soja, les tournesols, le colza, le maïs, les gourganes et le blé. Les substances végétales sont une source de protéines, de glucides et de lipides. La nourriture pour poissons contient également des vitamines, des minéraux et des acides aminés. L’antioxydant astaxanthine, que les saumons sauvages obtiennent en mangeant des crustacés, est ajouté à la nourriture pour saumons d’élevage afin de renforcer le système immunitaire des poissons, protéger leurs tissus et leur fournir un apport en vitamine A. C’est aussi à cause de cet antioxydant que le saumon est rouge. Aucun colorant ou aucune substance n’est ajouté aux granulés pour changer la couleur du saumon. L’astaxanthine que consomme le saumon d’élevage provient des krills, des crevettes et d’autres sources naturelles.

Le coût des aliments représente plus de la moitié des coûts d’exploitation de la salmoniculture. Nous voulons nous assurer que nous réduisons au minimum le gaspillage non seulement pour des raisons de coût, mais aussi pour atténuer les répercussions sur la communauté benthique (le fond de l’océan). Nous surveillons de près le comportement des poissons, la température de l’eau et les conditions météorologiques, et nous adaptons nos pratiques d’alimentation pour qu’elles correspondent aux conditions réelles. Dans nos écloseries et sur nos sites d’élevage, nous surveillons étroitement l’alimentation au moyen de caméras sous-marines, d’inspections visuelles et d’échantillonnage d’eau pour nous assurer que nous ne nourrissons pas trop les saumons.

Quel type de ferme d’élevage pourriez-vous exploiter ici, sur la côte Est ?

Il existe plusieurs types de systèmes d’élevage pour le saumon de l’Altantique, et chacun est adapté aux besoins de l’environnement. Nous croyons que la ferme « cercle polaire » serait la plus appropriée pour les conditions en Nouvelle-Écosse.

Les fermes aquacoles circulaires donnent de meilleurs résultats dans un climat plus variable, et lorsque les vagues sont plus grosses. Sur la côte Ouest du Canada, dans des eaux plus abritées, nous exploitons des fermes en enclos rectangulaires.

Les installations pour les employés et pour l’entreposage de la nourriture, les systèmes d’alimentation automatisés, les enclos pour les poissons et les filets pour assurer une protection contre les prédateurs, entre autres, sont les mêmes peu importe s’il s’agit d’un cercle polaire ou d’un enclos rectangulaire. Nos fermes salmonicoles sont dotés de personnel en tout temps, c’est-à-dire 24 heures par jour, sept jours par semaine.

J’ai pris connaissance du rapport Lousy Choices, publié par la Living Oceans Society à l’automne 2018. À Cermaq, avez-vous lu le rapport ? Êtes-vous d’accord avec les constatations présentées ?

L’information contenue dans le rapport Lousy Choices de la Living Oceans Society a été recueillie, en partie, d’un rapport publié par Mainstream Biological Consulting, qui est disponible sur le site Web de Cermaq.

Le programme de surveillance du saumon sauvage qui est décrit dans le rapport est volontaire et indépendant. À Cermaq, nous appuyons entièrement le travail qui se fait dans le cadre de ce programme en fournissant des ressources, en donnant accès à nos sites et en partageant de l’information et des données.

Par suite des conditions uniques observées dans la baie Clayoquot et à certaines fermes salmonicoles de Cermaq au cours de l’été 2018, Cermaq a pris la décision de prolonger le programme de surveillance du saumon sauvage jusqu’après la fin de la période de migration vers l’océan, pour s’assurer que les conditions météorologiques inhabituelles et les populations de poux de poisson qui en ont découlé avaient été correctement et entièrement enregistrées, afin d’être fins prêts à affronter des situations semblables à l’avenir.

Selon les auteurs du rapport, le déclin des populations de saumon sauvage est dû à la salmoniculture. Cela n’est tout simplement pas vrai, ni aussi simple. De nombreux facteurs ont un impact sur les populations de saumon sauvage. Cermaq participe activement à la table ronde sur le saumon de Clayoquot, qui examine tous les facteurs, y compris les fermes salmonicoles, qui pourraient avoir un effet sur la survie des saumons sauvages.

La couverture du rapport est trompeuse, car elle présente l’image d’un jeune saumon (saumoneau) avec une espèce de pou de poisson (Caligus) qui se trouve normalement sur les harengs. Le pou du hareng – comme son nom l’indique – est généralement présent au sein des populations de hareng. Ainsi, le fait d’en trouver en grand nombre sur les saumons est exceptionnel en soi.

Tout cela pour dire que les conditions météorologiques inhabituelles dans la région ont contribué à l’augmentation générale des populations de poux de poisson et ont entraîné d’autres facteurs nuisibles aux saumons tels le réchauffement de l’eau, la prolifération des algues et une salinité de l’eau beaucoup plus élevée que la moyenne en raison du manque de pluie.

Des précisions sur les chiffres présentés dans le rapport Lousy Choices

Dans le sommaire exécutif du rapport Lousy Choices, aux pages 3 et 4, on indique qu’il y a 742 saumons dans l’échantillon. Pour clarifier, de ces poissons :

  • 59 % n’avaient pas de poux de poisson ;
  • Des 41 % qui avaient des poux de poisson, seulement 24 % avaient deux poux ou plus ;
  • Moins de 15 % des poissons de l’échantillon avaient un poids inférieur à 0,5 grammes, et 90 % de ceux-ci n’avaient pas de poux de poisson ;
  • Il se peut que les auteurs aient passé à côté du détail sur le poids des poissons, qui se trouve à l’annexe 3 du rapport de Mainstream Biologicals ;
  • Le hareng que l’on voit à la page 4 du rapport a été prélevé près de l’anse Hot Springs. Il est important de noter que cet emplacement se trouve à plus de 20 kilomètres des fermes salmonicoles. Plus important encore, les poux – communément appelés poux de harengs – appartiennent à l’espèce Caligus, et ne sont donc pas une source de préoccupation pour les saumons ;
  • Le pou qui pose problème aux saumons est le Lepeophtheirus Salmonis – couramment appelé le pou du saumon.

Dans le rapport, il est indiqué qu’aucun saumon rouge n’a été pris, et que seulement un saumon rose faisait partie de l’échantillon. Typiquement, les échantillons de saumon rouge sont prélevés dans les eaux libres et non le long des rivages. Pour ce qui est du saumon rouge, il n’a jamais été abondant dans la baie Clayoquot.

D’après les conditions connues l’été dernier, le pou du poisson va-t-il poser problème à Cermaq si vous décidez d’exploiter des fermes salmonicoles en Nouvelle-Écosse ? Comment prévoyez-vous gérer le pou ici ?

Le pou du poisson est un problème dans l’industrie de l’aquaculture, et nous savons qu’il constitue une préoccupation importante chez les résidents. Nous suivons et faisons connaître les quantités de poux du poisson depuis 2005 (14 ans). Nous assurons un niveau élevé de conformité et obtenons de faibles taux de poux du poisson.

Lorsque nous tâterons le terrain au cours des prochains mois, nous examinerons les enjeux locaux, tels les poux du poisson, et en apprendrons davantage sur les conditions océaniques, les données historiques et les options locales de traitement.

Nous savons qu’en Nouvelle-Écosse les gens expriment certaines préoccupations à l’égard de la pêche au homard et de l’utilisation de pesticides. Ainsi, si nous décidions d’aller de l’avant avec le projet, cela aiderait à déterminer comment nous ferions face aux poux du poisson.

En tant qu’entreprise, nos efforts de traitement contre les poux du poisson se sont orientés vers la gestion axée sur des zones. Nous recourons donc, par exemple, à l’alternance et à la mise en jachère des sites, ainsi qu’à d’autres méthodes tels l’enlèvement, la capture et l’élimination des poux avec de l’équipement comme notre Hydrolicer. Nous avons aussi envisagé des options plus extrêmes, comme celle d’accélérer le calendrier de pêche, dans des situations où il y a des niveaux élevés de poux durant les périodes où le saumon sauvage ou d’autres pêches sont vulnérables (comme pendant la migration au printemps).

À titre d’exemple, les conditions inhabituelles connues dans la région de la baie Clayoquot sur la côte ouest de l’île de Vancouver ont créé un environnement idéal pour le pou du poisson. Le temps était doux et sec, ce qui a augmenté la température de l’océan ainsi que la salinité de l’eau (augmentation de la quantité de sel en raison d’un manque d’eau douce venant de la pluie et des eaux de ruissellement). À cause de cela, de nombreux types de poux de poisson (il en existe plusieurs espèces) ont été observés en grande quantité partout dans la région, y compris dans des zones bien éloignées des fermes salmonicoles.

Nous avons traité nos poissons contre les poux en employant des méthodes traditionnelles (médicaments administrés dans les aliments et bains de peroxyde d’hydrogène), mais la quantité de poux observée est demeurée supérieure à la moyenne tout au long de l’été et à l’automne.

Dans un cas en particulier, à notre ferme Fortune Channel, située dans la région de la baie Clayoquot, nous avions des petits poissons qui avaient été introduits dans l’eau au printemps 2018. Ces poissons ont été confrontés à des défis environnementaux considérables – comme une augmentation de la température de l’océan et du plancton – peu de temps après qu’ils ont été mis dans l’océan, ce qui a eu une incidence néfaste sur leur santé et leurs branchies et a ainsi accru leurs chances d’être infestés par le pou du poisson. Les poissons ont été traités avec le produit SLICE et avec des bains de peroxyde d’hydrogène sans trop de succès en raison de leur mauvaise santé générale (moins d’un kilogramme). Pour administrer des traitements additionnels de peroxyde d’hydrogène il aurait fallu manipuler davantage les poissons, ce qui aurait augmenté leur niveau de stress. Tous ces facteurs, lorsque combinés, ont ajouté à la complexité globale de la situation et ont donc entraîné une mauvaise santé générale des poissons et accru leur vulnérabilité aux poux.

Les équipes de santé et de production de Cermaq ont tenu compte de tous ces facteurs en examinant les options de traitement. Finalement, l’équipe a pris la décision difficile d’euthanasier sans cruauté les poissons au moyen d’un agent anesthésique naturel et de fermer le site. 

La décision a eu d’importantes répercussions financières sur notre entreprise et a pesé sur nos employés qui travaillaient à soutenir les poissons. Au bout du compte, la décision difficile a été prise vu que c’était la bonne chose à faire tant pour le saumon sauvage que pour le saumon d’élevage de la région. Le saumon d’élevage n’allait jamais s’en remettre complètement, et allait donc demeurer une cible pour le pou du poisson. Cela allait vraisemblablement engendrer une augmentation du nombre de poux de poisson dans la baie, et de ce fait des conséquences négatives sur le saumon sauvage et le saumon d’élevage à d’autres fermes.

Nous sommes continuellement à la recherche de nouveaux traitements non thérapeutiques (qui ne contiennent aucun pesticide ni médicament) et de façons de remédier efficacement aux poux de poisson, y compris à l’aide de méthodes d’enlèvement mécanique avec un appareil comme un Hydrolicer, qui enlève et capture les poux de poisson et les élimine plus tard sur terre. Nous cherchons aussi toujours d’autres technologies et innovations, car plus nous avons d’outils pour traiter les poissons, plus nous pourrons améliorer la santé et le bien-être des populations de poissons sauvages et d’élevage.

Qu’est-ce qu’un Hydrolicer ?

Un Hydrolicer est une grande barge spécialement conçue pour épouiller un grand nombre de saumons selon une méthode tout à fait écologique, puisqu’elle utilise la pression de l’eau (environ 34 lb/po², semblable à la pression d’un robinet de cuisine) pour faire lâcher les poux et ensuite les enlever des poissons. Elle élimine ensuite sur terre les poux et les œufs amassés, et retourne l’eau de mer filtrée dans l’océan. La machine n’utilise aucun médicament ni pesticide et engendre très peu de stress chez les poissons.

L’ensemble du processus qui touche aux poissons prend moins d’une minute (ce qui aide à réduire le niveau global de stress). Nous pouvons donc traiter un site d’élevage entier en deux ou trois jours.

L’ensemble du processus qui touche aux poissons prend moins d’une minute (ce qui aide à réduire le niveau global de stress). Nous pouvons donc traiter un site d’élevage entier en deux ou trois jours.

Actuellement, nous employons une combinaison de techniques de gestion axée sur des zones, de médicaments, d’élevage et de pesticides. En tant qu’organisation, nous nous orientons plutôt vers des options comme l’enlèvement mécanique que vers des méthodes traditionnelles – comme le recours aux médicaments et aux pesticides – mais nous reconnaissons que dans certaines situations tous les outils à notre disposition pourraient s’avérer nécessaires.

We can start by talking about area-based management, which is our practice of rotating our active production between our farms sites, which also us to stock farms, or fallow them depending on a few factors such as known wild salmon migration routes. By doing this, we allow for less transmission of sea lice to our farmed salmon which provides benefits to both populations. Our farmed salmon benefit from overall lower sea lice counts and the wild population benefits as sea lice levels are not increased in an area due to farm populations. = Nous pouvons d’abord parler de la gestion axée sur des zones, notre pratique qui consiste à alterner notre production active entre nos sites d’élevage afin d’approvisionner nos sites ou de les mettre en jachère en fonction de quelques facteurs telles les routes migratoires connues des saumons sauvages. En procédant de cette façon, moins de poux sont transmis à notre saumon d’élevage, ce qui est bénéfique non seulement pour cette population mais aussi pour le saumon sauvage, qui n’est pas confronté à une augmentation de la quantité de poux dans une zone où l’élevage est pratiqué.

Nous produisons également des rideaux de bulles à nos sites d’élevage. Les rideaux sont créés en plaçant des tubes d’aération au fond de l’eau, le long des bordures de notre ferme. Une fois les tubes activés, un mur de bulles se forme, lequel réduit la capacité des poux du poisson provenant d’algues nuisibles de passer à travers. Nous recourons aussi à la remontée d’eau. Pour ce processus, nous installons une pompe subaquatique sous notre site, qui fait monter de l’eau froide et riche en oxygène afin d’aider à augmenter la quantité d’oxygène et à créer des courants d’eau naturels. L’eau froide a un effet dissuasif sur les poux de poisson, qui préfèrent de l’eau plus chaude avec une salinité élevée.

Nous employons des méthodes de traitement traditionnelles, comme le produit SLICE, qui est administré dans les aliments. Avec ce traitement, les poissons reçoivent une petite dose de benzoate d’émamectine (0,2 %), un pesticide efficace contre les poux du poisson. Nous surveillons de très près l’alimentation de nos saumons au moyen de caméras sous-marines et en observant les activités d’en haut des enclos. Si un changement dans le comportement alimentaire est noté, les salmoniculteurs arrêtent immédiatement de nourrir les poissons et essaient de nouveau ultérieurement. Nous ne voulons pas gaspiller des aliments.

Nous avons aussi investi considérablement dans un nouveau Hydrolicer construit sur mesure, qui a la capacité de prendre d’un enclos les poissons de toutes les tailles et de les faire passer dans un grand tuyau d’aspiration puis dans deux compartiments. Dans le premier compartiment, de l’eau de mer pressurisée (non chauffée) fait lâcher les poux, alors que dans le second, de l’eau de mer pressurisée arrose les saumons dans le sens contraire pour enlever, capturer et retenir les poux. La pression est d’environ 34 lb/po², qui est semblable à la pression d’un robinet de cuisine ordinaire. Une fois le processus terminé, les poissons sont renvoyés dans un enclos. Pour ce qui est de l’eau de mer utilisée, elle est d’abord filtrée trois fois pour s’assurer que tous les poux, œufs et autres matières biologiques sont enlevés, et elle est par la suite retournée dans l’océan. Le temps de traitement total est de moins d’une minute par poisson. Les poux de poisson capturés sont conservés et éliminés la prochaine fois que la barge arrive à quai.

Nous avons employé des traitements de bains de peroxyde d’hydrogène dans des bateaux-viviers dans l’Ouest canadien. Mais vu que nous sommes conscients des particularités de la région en raison de la pêche au homard, aux crevettes et aux bivalves et de l’élevage de mollusques, nous nous servirions de ces autres outils pour gérer les poux de poisson à nos sites d’élevage.

Image d’artiste du Hydrolicer de Cermaq Canada, qui devait entrer en service à Tofino à la fin mai 2019

Les fermes salmonicoles dégagent-elles une odeur ?

Les fermes salmonicoles ne dégagent pas d’odeur. En outre, nous prenons des mesures concrètes pour nous assurer que nos sites sont inodores, pour quelques raisons.

La première raison est simple. Nos poissons ont besoin d’eau propre. Il est donc interdit de jeter des déchets dans l’eau, et nous appliquons des règles très strictes en ce qui a trait à la manutention des déchets aux fins d’élimination. Tous les déchets du site sont mis dans des contenants hermétiquement fermés, ramassés régulièrement et transportés sur l’île pour qu’ils soient éliminés adéquatement ou recyclés.

La deuxième raison, c’est parce que nous menons nos activités dans des endroits éloignés dotés d’une beauté naturelle et sauvage – des endroits qui abritent aussi des prédateurs tels des ours, des orques, des phoques, des aigles et des dauphins. Nous ne voulons pas attirer ces animaux vers nos sites pour la sécurité des animaux et de nos employés. Afin de rendre nos sites moins attrayants, nous les maintenons extrêmement propres en tout temps. Nous ramassons quotidiennement tous les poissons décédés pour ne pas attirer les prédateurs provenant de la mer ou de la terre. Une fois ramassés, les poissons sont broyés et mêlés à un mélange d’acide dilué puis placés dans un contenant hermétique pour l’ensilage. Les fourrages conservés par ensilage sont ensuite ramassés régulièrement et vendus pour être utilisés dans de l’engrais et d’autres produits à valeur ajoutée.

Nous savons aussi que dans certaines régions où nous menons des activités, nous ne sommes pas les seuls résidents. À certains endroits, nous sommes près de centres de villégiature de luxe, de chalets et d’autres entreprises qui offrent des activités comme l’observation des baleines et des excursions de pêche guidées. Nous voulons nous assurer que nous continuons d’être de bons voisins, et nous sommes conscients du rôle que jouent des fermes salmonicoles propres, en bon ordre et inodores dans l’utilisation générale des ressources d’une région.

Si nous allions de l’avant avec le projet en Nouvelle-Écosse, nous appliquerions les mêmes pratiques et procédures, et nous nous assurerions d’agir de façon responsable et d’être de bons voisins.

Les fermes salmonicoles sont des parcs d’engraissement à haute densité, qui ne laissent pas de place pour les poissons à nager. Quel est le taux de densité aux fermes de Cermaq ?

Cermaq maintient les taux de densité qui se sont révélés les meilleurs pour la santé et le bien-être des poissons. Les saumons se réunissent naturellement et voyagent par bancs. Par conséquent, s’ils sont trop serrés, ils peuvent devenir stressés.

En collaborant avec notre équipe responsable de la santé des poissons et en examinant des données compilées au cours des dernières décennies sur les poissons sauvages et d’élevage, nous maintenons une densité maximale de quatre poissons de taille marchande (nos poissons pèsent environ 5,5 kilogrammes lorsqu’ils sont pêchés) par mètre cube d’eau. Cela donne amplement d’espace aux poissons pour nager, bouger, manger et interagir de façon naturelle.

Où va tout l’excédent de nourriture que vous donnez à vos poissons ? Est-ce qu’il s’accumule au fond de l’océan, sous le site d’élevage ?

Vu que l’alimentation est ce qui coûte le plus cher pour les salmoniculteurs, la distribution des aliments est suivie de près. Nos salmoniculteurs surveillent l’alimentation de deux façons : en observant les poissons à partir de la plateforme de la ferme, et aussi en observant le comportement alimentaire au moyen de plusieurs caméras sous-marines placées dans chaque enclos, pour voir si les poissons se nourrissent normalement et si des granulés tombent. Si les poissons ne se nourrissent pas normalement, l’alimentation est interrompue, et les employés continuent de suivre le comportement des poissons et essaient de les nourrir de nouveau plus tard. Par conséquent, nous ne trouvons habituellement pas d’excédent de nourriture accumulé sous nos sites d’élevage.

Où vont tous les excréments des poissons ?

Les poissons produisent des excréments, comme toutes les autres créatures vivantes. La grande majorité des excréments du saumon de l’Atlantique – environ 85 % – est sous forme liquide et est dégagée en tant qu’ammoniac et azote. Le 15 % restant est sous forme solide. La raison pour laquelle le pourcentage d’excréments solides est assez faible, c’est parce que les saumons convertissent très efficacement leur nourriture en énergie. Ainsi, ils produisent beaucoup moins d’excréments que d’autres espèces.

Faisons quelques calculs, basés sur une ferme salmonicole moderne typique, qui compte entre six et dix enclos et détient un permis pour élever environ 800 000 poissons pendant un cycle de croissance normal d’approximativement 18 mois. En nous servant d’outils modernes pour choisir l’emplacement d’une ferme (qui incluent la modélisation du benthos pour tenir compte de la profondeur de l’océan sous le site ainsi que la vitesse et la direction des courants océaniques, le climat typique et les tempêtes), nous pouvons déterminer qu’un site engendre habituellement des répercussions sur environ 80 hectares (ou 198 acres). En conséquence, lorsque nous choisissons l’emplacement d’une ferme, nous voulons choisir un endroit qui a une grande zone de dispersion (zone où les répercussions sont réparties), car cela aide à réduire les répercussions globales par hectare.

Revenons aux calculs. En utilisant toutes ces données, nous pouvons estimer que dans cette ferme 41,6 tonnes métriques d’excréments seraient produites chaque mois, ou 750 tonnes métriques pendant tout le cycle de croissance de 18 mois. Cela se ventile à 1,3 tonne métrique d’excréments solides par jour. Puisqu’avec la modélisation nous savons que les répercussions s’étendent sur 80 hectares, nous pouvons déterminer que cela se chiffre à environ 17 kilogrammes par hectare par jour.

Pour vous donner un peu de contexte, une vache moyenne dans un champ produit à peu près 30 kilogrammes d’excréments solides par jour, et il y a normalement plus d’une vache par hectare.

Un dernier point. Dans le contexte de l’océan, les excréments des poissons constituent des nutriments. Les excréments des poissons devraient donc être dans l’océan pour le bien de l’écosystème, c’est-à-dire pour permettre à la nature de remettre en circulation les nutriments qui contribuent à la santé générale de l’écosystème.

Les excréments des poissons nuisent-ils à l’environnement ?

Cette question comporte plusieurs volets. Commençons par les excréments liquides des saumons de l’Atlantique.

Environ 85 % des excréments produits par les saumons de l’Atlantique sont liquides, surtout sous forme d’azote, principalement d’ammoniac. L’ammoniac est facilement absorbé par le phytoplancton, et il joue un rôle important dans le cycle de l’azote marin qui appuie plusieurs processus différents, y compris l’absorption des nutriments, l’oxygénation et la décomposition. L’ammoniac est rapidement absorbé dans l’écosystème océanique ; on le retrouve seulement en quantités infimes dans la colonne d’eau à environ 500 mètres de profondeur.

Les 15 % restants d’excréments, qui sont solides, tombent au fond de l’océan à l’intérieur d’une zone d’environ 80 hectares (198 acres). Cette zone est étroitement surveillée avant l’introduction des saumons, durant le cycle de production et après la pêche. Des règles strictes sont en place concernant la concentration détectable d’ammoniac, d’azote, etc. au sein du milieu benthique (zone du fond de l’océan qui est touchée par les activités d’élevage). Par exemple, avant d’introduire des saumons dans un site, il faut que les échantillons de benthos prélevés de la zone révèlent des concentrations acceptables d’ammoniac et d’azote ainsi qu’une prolifération biologique et des microorganismes sains.

De façon générale, Cermaq emploie des techniques de gestion axée sur des zones, comme la mise en jachère des sites (pour permettre aux sites de demeurer inutilisés avant le repeuplement – semblable aux méthodes employées par les agriculteurs conventionnels). Ces techniques aident à réduire les incidences globales sur le fond de l’océan et à appuyer un plancher océanique sain.

Le contrôle étroit de notre processus d’alimentation nous aide également à minimiser notre empreinte. Nous surveillons nos poissons pendant l’alimentation au moyen de caméras sous-marines (il y en a plusieurs dans chaque enclos) et de l’observation visuelle par les salmoniculteurs. Vu que l’alimentation est ce qui coûte le plus cher pour les salmoniculteurs, la distribution des aliments est suivie de près pour veiller à ce que la nourriture soit réellement consommée.

Que se passe-t-il sur la côte Ouest par rapport aux poux du poisson ?

La bonne nouvelle est qu’il y a actuellement très peu de poux de poisson à nos fermes salmonicoles sur les côtes est et ouest de l’île de Vancouver. Il y a toutefois des problèmes résiduels dont nous nous occupons sur la côte ouest de l’île, qui découlent des difficultés éprouvées en 2018. Au printemps et à l’été 2018, nous avons connu des conditions météorologiques inhabituelles dans la région de Tofino. La chaleur record dans la région, conjuguée à la sécheresse, a augmenté la température et la salinité de l’océan (l’absence d’eau douce venant de la pluie et des eaux de ruissellement accroît la salinité dans l’océan), ce qui a créé des conditions idéales pour les poux. À cause de cela, un nombre très élevé de poux de poisson a été enregistré à certains de nos sites. L’équipe de gestion a pris des mesures difficiles mais proactives pour aider à réduire la quantité globale de poux de poisson dans la région en accélérant le calendrier de pêche et en continuant d’administrer des traitements contre les poux de poisson.

Au début de 2019, trois de nos sites continuaient d’enregistrer des quantités élevées de poux de poisson, alors encore une fois l’équipe de gestion a pris la décision difficile d’accélérer le calendrier de pêche. Cette décision a bel et bien eu une incidence négative sur nos résultats financiers, mais ce fut la bonne décision pour soutenir le saumon sauvage.

En outre, nous avons amélioré nos techniques de gestion axée sur des zones et investi dans un nouveau Hydrolicer qui enlève les poux de poisson en utilisant uniquement la pression fluctuante de l’eau de l’océan pour d’abord faire lâcher les poux et ensuite les enlever. La machine filtre aussi l’eau trois fois, puis capture et conserve les œufs des poux et d’autres matières biologiques pour ensuite les éliminer sur terre.

Est-ce que Cermaq a été touché par les proliférations d’algues toxiques dans le nord de la Norvège ?

Malheureusement, oui. Nous avons été touchés par les proliférations d’algues toxiques qui ont été observées en mai dans le nord de la Norvège, plus précisément dans les régions de Troms et de Nordland. Cermaq Norvège, tout comme d’autres salmoniculteurs de la région, a perdu plusieurs milliers de tonnes de poissons.

Le type particulier d’algue – Chrysochromulina leadbeateri – peut être toxique pour la vie marine à différentes étapes du cycle de vie. Bien que l’algue soit répandue sur la côte norvégienne, elle n’avait jamais été trouvée si loin au nord. Nous avons offert conseils et soutien à nos collègues norvégiens, et nous ne pouvons qu’espérer que les proliférations arrêtent bientôt.

Allez-vous bientôt embaucher d’autres employés ?

Nous cherchons actuellement à pourvoir le poste de spécialiste en développement durable qui sera situé à Guysborough. De plus amples renseignements sur le poste sont disponibles sur la page Carrières du site HelloNovaScotia.ca. En allant de l’avant, nous prévoyons que nous aurons besoin d’aide supplémentaire pour appuyer les travaux de mobilisation et de faisabilité prévus. Nous continuerons à vous informer des offres d’emplois par l’entremise de notre site Web, des médias sociaux et des publicités locales.

Le saumon de Cermaq est-il génétiquement modifié ?

Non. Il y a un biologiste sur notre équipe qui gère notre programme d’élevage et la génétique des familles de poissons. Nous choisissons avec soin nos géniteurs – notre stock trié de poissons que nous utilisons pour reproduire la prochaine génération – pour produire des saumons sains qui affichent une croissance régulière et forte et sont résistants à la maturation précoce. À l’avenir, nous aimerions pouvoir reproduire les saumons de manière encore plus sélective, pour qu’ils soient, par exemple, résistants aux pathogènes communs et aux fluctuations de température de l’eau. Nous n’effectuons cependant aucune modification génique.

Visitez notre page Foire aux questions. Nous continuerons à ajouter à cette section les questions, préoccupations et commentaires formulés durant nos séances de consultation avec les Néo-Écossais.

Si vous souhaitez parler avec quelqu’un ou soumettre des commentaires ou des questions, veuillez visiter la page Contactez-nous.

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